Un peu de technique
Catégorie : l'Aviron
Ajouté le : 27/01/2010 - 21:02:07
Auteur : koreen
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Les bateaux

Autrefois conçus en bois léger, les bateaux sont désormais conçus en kevlar, fibre de verre ou de carbone. Certains skiffs (embarcation une place) peuvent descendre jusqu'a 12 kg mais le réglement impose un poids de 14 kg minimum.
On distingue, la coque, les portants, et les pelles qui composent l'armement du bateau.
Une petite dérive sous la coque assure la stabilité du bateau. Un gouvernail est attachée à la dérive ou à l'étrave (excepté sur les bateaux de couple : skiff, double scull). Une boule blanche est fixée à la proue (mesure de sécurité, photo-finish). Un bordage évite que les vagues pénètrent dans le bateau. Des sièges à roulettes coulissent sur des rails.

Les pelles ou avirons

Les avirons sont creux pour réduire leur poids et fixés au bateau par des portants adaptables. Il n'y a pas de limitation quant à la dimension et la forme des avirons. La longueur moyenne d'un aviron de pointe est de 3.81 m et de 2.98 m pour un aviron de couple.

Le coup d'aviron (source: Wikipedia)

Le geste du rameur est très technique, tantôt en finesse, tantôt en force; de son exécution parfaite dépend la glisse de la coque. Un rameur qui se révèle être un bon technicien est ainsi en mesure de battre, sur l'eau, des rameurs physiquement plus forts. Le but recherché par le rameur est de faire profiter à la coque de toute sa force de propulsion, sans pour autant la ralentir. Il est donc nécessaire de toujours rechercher les mouvements contraires à la glisse de la coque. Une telle fluidité est très dure à appréhender (le débutant à l'aviron en conviendra), car le mouvement est complexe.

Le coup d'aviron se décompose en 2 phases :

* La propulsion, lorsque les pelles sont en appui dans l'eau, que le rameur tend les jambes et ramène les bras vers le tronc pour déplacer la coque sur l'eau. Cette phase est rapide et puissante, les muscles sont en tension, les cuisses propulsant vigoureusement tandis que les bras et le dos restent gainés pour transmettre efficacement la force ainsi fournie jusqu'aux pelles appuyées dans l'eau.
* Le retour, où les pelles sont sorties de l'eau, et où le rameur tend les bras et replie les jambes et le tronc afin de revenir en position pour démarrer une nouvelle propulsion.

Ces phases sont enchaînés par des mouvements de transition. Plus les transitions sont souples et rapides, plus le mouvement général gagne en fluidité, la fluidité étant la clef de la glisse du bateau.

* Entre la propulsion et le retour, intervient le renvoi de mains ou dégagé, où les avirons sortent de l'eau et le rameur tend rapidement et habilement les bras et le tronc vers l'avant, afin de faire réagir la coque dans le bon sens. Les avirons font une rotation pour se mettre à plat au dégagé, afin de diminuer la résistance à l'air.
* Entre le retour et la propulsion, le rameur s'emploie à effectuer une attaque rapide, nette et précise, afin de poser ses pelles en appui dans l'eau sans pour autant perturber l'avancée du bateau. Lors de la préparation de l'attaque les avirons reprennent une position verticale ou au carré, afin d'opposer la meilleure résistance à l'eau.